
Te voici arrivé au bout de ton parcours ; mais tu n’es pas au bout de tes peines !
J’espère que tu goûtes tout le sel de l’aventure... Si, sur mes traces, tu grimpes l’étrange chemin qui s’enroule vers la Chapelle Saint-Léon,
tu pourras, à perte de vue, prendre la mesure de la forêt. Tu devineras au loin, dressées comme des vigies aux aguets, les tours du Haut-Barr où ton périple a commencé.
N’est-il pas savoureux que ton long chemin à travers la France t’ait ramené quasiment au même endroit ? Que d’Alsace, ton navire échoue en Lorraine,
au coeur d’un labyrinthe sans murs, sans toit, sans passages, peuplé de mouvantes ombres végétales, et surtout de toutes les imaginations chimériques des hommes ?
Comme dans toutes les grandes forêts, des légendes courent ici depuis la nuit des temps, déformant un passé ancestral, ou lancées par quelque plaisantin sans scrupules,
voire engendrées par la crédulité même de ceux qui veulent croire... Hommes jadis, venus ici pleins d’aplomb pour chercher fortune, des gnomes indistincts errent dans la forêt,
ayant oublié jusqu’à leur nom, usé jusqu’au manche la bêche avec laquelle, autrefois, ils faisaient vivre femme et enfants par le travail de la terre.
Combien en ai-je croisé dans ces chemins, de ces misérables, patinés par les années au point d’avoir pris la couleur de l’humus, fouaillant comme des rats d’absurdes galeries,
ou pire, fous à lier, ne cherchant plus rien, mais montant la garde autour de temples imaginaires, prêts à ferrailler à mort contre de fantomatiques agresseurs,
tressaillant sous la lune au moindre craquement de brindille, s’illuminant soudain en entendant des oracles dans chaque ironique hululement d’oiseau de nuit ??
Nous sommes donc dans la zone finale. Il est temps de songer à se procurer la carte au 25.000e correspondante (3715OT),
qui couvre la vaste forêt qui s’étend aux environs de Dabo, contient les ruines du Haut-Barr, etc.

J’avais d’abord cherché à enfouir mon trésor en une terre n’appartenant à personne, afin que toi, découvreur mon ami, tu n’aies aucun compte à rendre à des autorités.
Pour cela, j’avais déterminé le point exact où se rejoignent les terres de Marmoutier, Dabo et Phalsbourg. Ce n’était pas une bonne idée :
qui sait si ce point quelconque, aujourd’hui perdu dans la végétation, ne serait pas demain matérialisé par des bornes, auprès desquelles des ignorants viendraient creuser sans réfléchir ?
Clin d’œil aux célèbres « Bornes Saint-Martin » de Dabo, qui éliminait explicitement ce site « tentant » pour les chasseurs trop pressés.

C’est donc ailleurs que ce que tu cherches t’attend. Ici, prends simplement connaissance de ta dernière épreuve :
Le personnage à identifier est Nicéphore Niepce (1765-1833), inventeur de la photographie (il parvint à obtenir des épreuves négatives sur du papier enduit de chlorure d’argent).
La « dernière épreuve » est placée sous son patronage : plusieurs résultats sont protégés par un « surcodage » reposant sur une inversion.
Un homme, pantalon d’Arlequin, gilet jaune, chemise blanche, est debout devant la fenêtre. Son bras gauche tient un violon, mais sa main droite ne tient pas l’archet,
posé sur la table, mais une plume. L’écrin du violon est posé ouvert sur la chaise et contient une partition. Au dos, on observe, entre autres, une cheminée et un lit.
La description correspond à une image associée à de la musique. Les termes « au dos » aident à comprendre qu’on recherche une pochette de disque, et non,
comme on pourrait d’abord le supposer, une gravure romantique…
L’Arlequin est un des symboles utilisés par le groupe de rock progressif Marillion. La pochette décrite en détail est celle de leur album « Script for a jester’s tear ».


10 124 3 21 935 5 53 27 124 36 2 28 11 16 203 371 44 252 34
7 240 38 935 228 19 166 15 384 24 53 1 935 489 20 166 9
Il s'agit ici simplement de compter les lettres dans le texte du morceau « Script for a jester’s tear » qui donne son nom à l’album.
"So here I am once more
In the playground of the broken hearts
One more experience, one more entry in a diary, self-penned
Yet another emotional suicide
Overdosed on sentiment and pride
Too late to say I love you
Too late to restage the play
Abandoning the relics in my playground of yesterday
I'm losing on the swings
I'm losing on the roundabouts
I'm losing on the swings
I'm losing on the roundabouts
Too much, too soon, too far to go, too late to play
The game is over, the game is over
So here I am once more
In the playground of the broken hearts
I'm losing on the swings
I'm losing on the roundabouts
The game is over
Yet another emotional suicide
Overdosed on sentiment and pride
I'm losing on the swings
I'm losing on the roundabouts, roundabouts, the game is over
Too late to say I love you
Too late to restage the play
The game is over
I act the role in classic style
Of a martyr carved with twisted smile
To bleed the lyric for this song
To write the rites to right my wrongs
An epitaph to a broken dream
To exercise this silent scream
A scream that's born from sorrow
I never did write that lovesong
The words just never seemed to flow
Now sad in reflection did I gaze through perfection
And examine the shadows on the other side of morning
And examine the shadows on the other side of morning
Promised wedding now a wake
Promised wedding now a wake, awake
The fool escaped from paradise
Will look over his shoulder and cry
Sit and chew on daffodils and struggle to answer "Why?"
As you grow up and leave the playground
Where you kissed your prince and found your frog
Remember the jester that showed you tears, the script for tears
So I'll hold our peace forever when you wear your bridal gown
In the silence of my shame the mute that sang the sirens' song
Has gone solo in the game
I've gone solo in the game, but the game is over
Can you still say you love me
Can you still say you love me
Can you still say that you love me
Do you love me
Do you love me
Do you love me
Do you love me, the jester's tear
Can you still say you love me
Can you still say you love me
Can you still say that you love me?
The jester's tear, the jester's tear
Do you love me"
On obtient alors la série suivante :
OVHHZRMGVHORNRGVHWFILBZFNVOVLMSZVTVM
Aidés par Nicéphore Niepce, on doit alors achever le décodage par un procédé d’inversion. On l’obtient aisément par inversion de l’ordre alphabétique :
A donne Z, B donne Y, etc…
On obtient : LES SAINTES LIMITES DU ROYAUME LEON HAEGEN
On doit retenir deux constructions de même nature (« saintes »), aisément repérables sur la carte :
- la chapelle Saint-Léon à Dabo
- l’église de la commune de Haegen
Il est aisé de comprendre, en observant l’inclinaison à 45° du trait DABO–HAEGEN, que cette diagonale permet de définir un carré sur la carte au 25000e.
L’allusion au « royaume », ainsi que le décodage élémentaire du cryptogramme suivant, invite à y construire un échiquier, Dabo étant situé en bas à gauche (case A1) et Haegen en haut à droite (case H8).
Il te faudra alors éliminer l’ennemi.
2 – 182A – 46A – 2B – 65C – 204E
14 – 204H – 185H – 207H – 1G – 4G – 7F – 38F
Il faut d’abord inverser, en transformant les chiffres en lettres et les lettres en chiffres :
B – Rb1 – Df1 – b2 – Fe3 – Td5
N – Td8 – Re8 – Tg8 – a7 – d7 – g6 – Ch6
On obtient alors la partie suivante, que l’on est invité à terminer en mettant mat le roi noir (« éliminer l’ennemi ») :

Les blancs font mat en un coup en jouant Te5.

Du maître, hiérarchise, puis retiens la demeure et son nom.
26 18 22 23 21 17 3 5 9 6 21 3 12 15 9 21 3 4
Le maître est le roi blanc, resté maître du terrain par l’élimination du roi noir. On écrit le nom des 5 pièces blanches présentes sur le plateau de jeu en les classant dans l’ordre de valeur classique :
ROI DAME TOUR FOU PION.
Dans la case E5 de l’échiquier tracé sur la carte, on remarque le CHATEAU (demeure) d’OCHSENSTEIN (son nom), symbolisé ici par la tour blanche (comme la tour Guinette d’Etampes en E3).
On décrypte de la façon suivante :
| ligne 1 | R | O | I | D | A | M | E | T | O | U | R | F | O | U | P | I | O | N |
| valeur | 18 | 15 | 9 | 4 | 1 | 13 | 5 | 20 | 15 | 21 | 18 | 6 | 15 | 21 | 16 | 9 | 15 | 14 |
| ligne 2 | C | H | A | T | E | A | U | O | C | H | S | E | N | S | T | E | I | N |
| valeur | 3 | 8 | 1 | 20 | 5 | 1 | 21 | 15 | 3 | 8 | 19 | 5 | 14 | 19 | 20 | 5 | 9 | 14 |
| crypto | 26 | 18 | 22 | 23 | 21 | 17 | 3 | 5 | 9 | 6 | 21 | 3 | 12 | 15 | 9 | 21 | 3 | 4 |
| 1 + 2 + crypto | 47 | 41 | 32 | 47 | 27 | 31 | 29 | 40 | 27 | 35 | 58 | 14 | 41 | 55 | 45 | 35 | 27 | 32 |
| modulo 26 | 21 | 15 | 6 | 21 | 1 | 5 | 3 | 14 | 1 | 9 | 6 | 14 | 15 | 3 | 19 | 9 | 1 | 6 |
| décodage | U | O | F | U | A | E | C | N | A | I | F | N | O | C | S | I | A | F |
Soit, en inversant de droite à gauche :
FAIS CONFIANCE AU FOU
Annoncé par le « bouffon » (jester) de Marillion, c’est donc le fou blanc (le seul fou du jeu), qui doit retenir notre attention. Il se trouve sur la case e3.
Nous nous rapprochons du trésor, mais il reste encore un ultime cryptogramme à décoder, qui exige d’aller collecter des éléments dans les solutions et décryptages des énigmes précédentes.
Conservant l’ensemble, tu ajouteras l’alité, le musicien du théâtre, l'action qui mène au séminaire, la ville liée au choix, les limites et leur nature, le prénom de l'inventeur et le code.
« L’ensemble » est l’ensemble des 3 lignes en clair apparaissant dans la résolution du cryptogramme précédent :
ROI DAME TOUR FOU PION
CHATEAU OCHSENSTEIN
FAIS CONFIANCE AU FOU
On y ajoute : SAMSON (l’alité), MOZART (le musicien du théâtre), L’INVERSION DU SECOND (l’action qui mène au séminaire),
TRIER (la ville liée au choix), LEON HAEGEN (les limites), SAINTES (leur nature), NICEPHORE (le prénom de l’inventeur), ALBION (le code).
Si tu n'as rien oublié, la racine sera proche de la zone.
Le nombre ONZE est l’anagramme du mot ZONE.
11 au carré donne 121, qui est le nombre total de caractères à recueillir. Cette indication permet de confirmer le résultat de la collecte
des éléments et d’arbitrer les éventuelles hésitations. (On remarque que dans tous les cas, les termes à retenir sont des noms propres évidents, ou des extraits textuels des décryptages.)
Le poissonnier t’aidera à y mettre de l’ordre.
On range les mots obtenus dans… l’ordralphabétix, célèbre poissonnier gaulois. Ce qui fixe la base de décryptage :
ALBIONAUCHATEAUCONFIANCEDAMEDUFAISFOUFOUHAEGENINVERSIONLLEON
MOZARTNICEPHOREOCHSENSTEINPIONROISAINTESSAMSONSECONDTOURTRIER
Le sculpteur rendra le tout compréhensible.
Le sculpteur, PHIDIAS, va servir de clef de décryptage.
On repère dans la base les premières occurrences des lettres de son nom :
ALBIONAUCHATEAUCONFIANCEDAMEDUFAISFOUFOUHAEGENINVERSIONLLEON
MOZARTNICEPHOREOCHSENSTEINPIONROISAINTESSAMSONSECONDTOURTRIER
Pour décoder, on prend les lettres de PHIDIAS à tour de rôle et on compte, à partir d’elles, le nombre de lettres indiqué, pour extraire les lettres cibles.
38 16 48 25 75 114 78 31 91 103 71 90 24 81 6 82 109 50 25 107 22 31 77 115 95 117 117 74 44 87 95 78 71
106 81 20 110 46 92 111 110 53 48 60 108 95 107 116 87 37 85 114 -22 87 119 74 46 111 85 84 74 79 82
| P | H | I | D | I | A | S |
| 38 | 16 | 48 | 25 | 75 | 114 | 78 |
| C | A | S | E | S | U | D |
| 31 | 91 | 103 | 71 | 90 | 24 | 81 |
| A | S | S | I | S | D | U |
| 6 | 82 | 109 | 50 | 25 | 107 | 22 |
| C | O | T | E | D | E | L |
| 31 | 77 | 115 | 95 | 117 | 117 | 74 |
| A | P | I | E | R | R | E |
| 44 | 87 | 95 | 78 | 71 | 106 | 81 |
| U | N | E | M | E | S | U |
| 20 | 110 | 46 | 92 | 111 | 110 | 53 |
| R | E | E | T | U | N | P |
| 48 | 60 | 108 | 95 | 107 | 116 | 87 |
| I | E | D | E | N | T | R |